Principe de précaution vis-à-vis du froid
Deux
découvertes qui montrent
les effets des oligo-éléments sur la santé des mammifères
et
une question jamais posée concernant les humains…
Quand on parle en nutrition d’apports journaliers recommandés, on imagine que les valeurs nutritionnelles issues des analyses sont intégralement assimilées. La réalité est très différente et dépend notamment de notre mastication, de notre capacité de digestion et assimilation, mais pas seulement… Voici deux exemples issus du monde animal, pleins d’enseignements pour nous.
1er cas : décrit par le Dr Hagiwara, chercheur japonais, dans son livre Green Barley Esence (1985).
L'évènement se situe lors d'un hiver d'un froid extrême en Irlande, où d'habitude l'herbe ne gèle pas jamais sur cette île tempérée par l'océan et le Gulf Stream. Il doit s'agir de 1956 bien que le Dr Hagiwara ne précise pas l'année, car il en a tenu compte dans les années 60 pour ses propres recherches.
L'herbe a donc gelé cette année-là et après le dégel les moutons ont pu à nouveau brouter l'herbe mais on a ensuite constaté une véritable épidémie de paralysie des membres de ces moutons. Les recherches pour trouver la cause de ces paralysies ont été laborieuses car, à l'analyse, une herbe qui a subi un gel présente les mêmes valeurs en micro nutriments qu'une herbe fraîche ! Finalement il s'est avéré que lorsque les moutons ne nourrissent d'une herbe qui a subi le gel, ils assimilent 10 fois moins le molybdène, minéral essentiel pour le fonctionnement des muscles. Une nourriture exclusive à base d'herbe provenant d'une "chaîne du froid" - si l'on peut dire - était la cause de la paralysie des moutons !
2ème cas : décrit par le Dr Vétérinaire André Voisin, professeur à l'Ecole Vétérinaire de Maison Alfort dans Sol, Herbe, Cancer (1959).
L'observation se situe en Angleterre, dans le Somerset. Selon la localisation des prairies on observe ou non une tendance des bovins, et dans une moindre mesure des moutons, à développer une maladie appelée TEART (prononcer TIRRT). Cette maladie se traduit par des diarrhées sévères et un changement prononcé de couleur du pelage.
Les recherches ont démontré que c'était un excès de molybdène dans certains des pâturages concernés qui était la cause de cette maladie.
L'herbe qui a subi une gelée ne cause plus la maladie TEART. A l'analyse on y mesure pourtant les mêmes teneurs en molybdène que dans une herbe fraîche n'ayant pas subi le gel. On retrouve dans ce processus l'influence du gel qui diminue à un tel point l'assimilation du molybdène qu'il n'y a plus excès assimilé malgré la forte teneur de l'herbe ingérée.
Le foin provenant de l'herbe en cause ne provoque pas non plus la maladie. On découvre que le séchage de l'herbe par le soleil, qui donne le foin, aboutit à la même chute de bio-disponibilité du molybdène. Ce séchage au soleil correspond à une longue cuisson et oxydation de l'herbe qui d'une belle couleur verte va brunir.
Conclusion 1 : L'analyse des valeurs nutritionnelles en termes de minéraux est trompeuse car elle ne présume pas de bio-disponibilité de ces micro nutriments et de leur assimilation ou non. Donc la lecture des valeurs nutritionnelles sur un emballage d'aliment ou complément alimentaire est de peu d'intérêt si le produit n'a pas été préparé par des technologies douces qui n'altèrent pas ses qualités naturelles.
Conclusion 2 : La chute de bio-disponibilité du molybdène provoquée par le gel doit certainement se produire à un niveau plus ou moins grave pour d'autres minéraux et oligo-éléments.
Conclusion 3 : L'homme, mammifère comme ces bovins et moutons, est certainement aussi affecté dans son assimilation des micro nutriments.
Conclusion 4 : On constate que pour un même animal, le mouton, un seul minéral, le molybdène, peut provoquer des maladies différentes selon que l'on est en manque - paralysie - ou en excès - désordres digestifs. L’organisme a une large tolérance à court terme mais toute carence ou excès (compléments alimentaires mégadosés) a des conséquences néfastes sur la santé.
Conclusion 5 : Le Dr Hagiwara était très conscient de l'importance des minéraux pour une bonne santé. Connaissant le problème irlandais, il en avait tiré la conclusion qu'il était prudent de ne pas utiliser les technologies qui mettent en œuvre un froid extrême pour transformer un jus en poudre, à savoir le cryo-broyage ou la lyophilisation. Il a mis au point un procédé sous vide très poussé qui permet d'évaporer en quelques secondes à température corporelle - soit 37 à 40°C - le jus d'herbe d’orge pulvérisé pour le réduire en poudre en évitant la perte de bio disponibilité et l'oxydation. L’expérience et les nombreux tests, y compris en milieu hospitalier, ont prouvé que le produit ainsi élaboré, le GREEN MAGMA, était très actif.
Précaution :
Sur la base de ces découvertes établissant la diminution importante de la bio-disponibilité d'un micro nutriment affecté par le gel, ne faudrait-il pas entreprendre des recherches pour vérifier sur une large palette de micro-nutriments l'impact de la chaîne du froid sur la santé des consommateurs ?
En attendant, vu le risque probable de déficiences induites par la consommation d’aliments issus de la chaîne du froid, le principe de précaution suggère d’éviter autant que possible ces produits.
Jean Celle