De l’effet de serre sur la qualité de nos aliments
Le Ministère de l’Agriculture des USA a édité une mise à jour de sa table de composition des aliments qui montre une réduction très importante des micro nutriments dans leur ensemble : vitamines, minéraux, oligo-éléments. La revue One Peaceful World N°34 (Spring 1998) en fait état et donne comme exemple le tableau suivant :
| Sélection de nutriments du chou brocoli | |||
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1975 |
1997 |
Changement |
| Calcium |
103 mg |
45 mg |
- 53,4% |
| Fer |
1,1 mg |
0,88 mg |
- 20,0% |
| Vitamine A |
2500 IU |
1542 IU |
-38,3% |
| Vitamine C |
113 mg |
93,4 mg |
-17,5% |
| Thiamine |
0,10 mg |
0,07 mg |
-35,0% |
| Riboflavine |
0,23 mg |
0,12 mg |
-47,8% |
| Niacine |
0,9 mg |
0,64 mg |
-28,9% |
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Pour 100g d’aliment comestible | |||
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Source : Tables de composition de l’USDA – Ministère de l’Agriculture des USA | |||
Diverses causes sont évoquées pour expliquer cette chute généralisée de valeurs nutritives, notamment la sélection toujours plus poussée des variétés et la recherche de rendement. Les valeurs données dans ces tables représentent pour chaque légume ou aliment analysé une moyenne provenant de divers échantillons. Aucune référence n’est faite au mode de culture.
J’ai récemment demandé à Claude AUBERT, ingénieur agronome, auteur de nombreux ouvrages et directeur du Centre Terre Vivante (qui édite la revue Les Quatre Saisons du Jardinage) pourquoi les légumes cultivés sous serre avaient une moindre valeur nutritive et avaient une plus grande probabilité de contenir des nitrites. Sa réponse m’a permis de faire un rapprochement entre la culture en plein champ – où l’effet de serre qui réchauffe la planète, agit – et la culture sous serre proprement dite…
Dans une culture sous serre, on cultive souvent de façon décalée par rapport à la saison naturelle et les plantes ne bénéficient pas d’autant d’ensoleillement qu’en plein champ et en saison. La photosynthèse n’est pas pleinement active car il y a un manque de lumière solaire en intensité et en durée, alors que le sol artificiellement riche et la température suffisamment élevée tendraient à activer le métabolisme des plantes. Il en résulte une qualité dégradée, "prématurée" pourrait-on peut-être dire.
Mais en culture de plein champ où l’effet de serre généralisé opère, il ne faut plus s’étonner de retrouve la même dégradation dans la qualité des récoltes. Il est paradoxal qu’alors qu’on parle de dégradation de la couche d’ozone dont un des effets est de filtrer une partie du rayonnement solaire, les UV-B en particulier, différentes observations révèlent que le sol ne reçoit pas plus d’UV-B que par le passé mais au contraire de moins en moins. Le taux d’ozone a été mesuré depuis plus de 50 ans dans les Alpes suisses et aucune tendance nette n’a pût être dégagée jusqu’à ce jour, ce qui révèle que le trou d’ozone observé en Antarctique, n’est pas aussi généralisé qu’on le redoute.
« Le contrôle de l'intensité solaire dans la ville de Washington et en Californie a montré une réduction de la lumière solaire atteignant le sol, dans la proportion de 10% en 50 ans, avec une réduction de 26% pour la partie UV de la lumière. La seule cause évidente est la pollution de l'environnement. Alors si vous vivez sous un smog comme beaucoup de personnes qui vivent dans des villes à travers le monde, vous recevez moins d'UV. » (Daylight Robbery, Dr Damien DOWNING, 1987). D’autres sources confirment encore cette réduction des UV atteignant le sol. Ainsi The Family Health News rapporte que des mesures effectuées sur sept localisations aux USA, entre 1974 et 1985, ont montré une chute moyenne des UV 297nm de 0,7% par an, soit une réduction de 7% en 10 ans.
Dans ces conditions la photosynthèse des plantes ne peut plus s’opérer pleinement et il ne faut pas s’étonner de la diminution des apports en micro nutriments des végétaux. Ceci explique aussi les multiples bienfaits ressentis par les personnes qui complètent leur alimentation avec un supplément qui, comme le Green Magma, extrait naturel d’herbe d’orge, apporte en abondance et en proportions définies par la nature, des minéraux, oligo-éléments, vitamines et enzymes. On retrouve vite la forme que l’on aurait avec une alimentation normalement riche en micro nutriments. Ce "jus de soleil", pur produit de la photosynthèse, révèle par son efficacité les multiples carences qu'il comble.
Le choix de produits issus de culture biologique est aussi une garantie de meilleures valeurs nutritionnelles par rapport à l'agriculture conventionnelle. Même si en agriculture biologique, il y a souvent une certaine recherche de rendements et de toute façon le même manque de rayonnement UV, l’étude ABARAC en cours, sous la direction du Professeur JOYEUX, commence à en montrer l’intérêt nutritionnel pour la santé des consommateurs.
Sur ce dernier point, on peut faire l’hypothèse que les cultures de montagne vont être de plus en plus salutaires dans ce contexte d’effet de serre généralisé car, en altitude, le ciel est beaucoup plus transparent et la photosynthèse plus active. Par ailleurs les plus grands contrastes de température entre le jour et la nuit, et entre les saisons, résultent dans des végétaux de plus forte énergie, au sens du "chi", plus vigoureux.
N’oublions pas que "nous sommes ce que nous mangeons".